imprévisible

GOLEM HARDWARE

La Machine au Grenier 

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Robotisée par les hommes, comment vas-tu prendre le pas sur le Créateur, à moins que lui même, entre le Soft et le Hard, bases de données et tableurs, fatigué de l’humanité, dépité de ses mirages froissés, il te prête l’étincelle de la conscience ? Et alors coulera une larme synthétique au coin de ton œil de ferraille. Tu deviendras le maître de la terre. Avant de vous immerger dans le texte que nous vous présentons, vous devriez vous débarrasser de tout ce que vous croyez savoir sur la littérature expérimentale, chacun de nous deux est un Auteur en deux personnes physiques reliées l’une avec l’autre.

.Sylvie Cador

S’il te plaît dessine moi un mouton.

Le petit prince, Antoine de Saint-Exupéry


0. Définition du Problème


Cette machine sans convulsion, sans contorsion, sans crise d’épilepsie, j´en ai assez, oui, j’en ai marre de la machine sublimement idéalisée, une machine appelée comburateur qui ne sert absolument à rien. On dit qu´un inventeur aurait essayé de décomposer la matière avec un grand éclair et tonnerre comme milles orages, cette machine a vraiment fait son travail et ce qui resta, c´était la bonne volonté divine du Créateur et tout autre se transforma en énergie, les pensées, rêves, les idées s´en échappaient comme de la vapeur et laissaient la rosée naissante tomber du haut du firmament noir. Jamais réflective à la lumière de mon corps d’être, cette machine emprisonne mes pensées, rêves, idées, objet entre tous les objets matérialistes et impérialistes structurés de fers, de plastiques et tuyaux et non pas de tunnels quantiques qui donneraient à sa partie visible encore une nouvelle qualité, la non-fonction. Les partie invisibles n´en seraient pas influencées. Mais cette machine emballée de terre cuite ressemble à un corps humain. Elle est située dans la salle d’un restaurant qui porte son nom secret : Chez Golem.
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1. Dialogue: La Secrétaire et son Microordinateur

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« L’ordinateur, fruit d’un foisonnement non délectable sur le palais d’une bouche assainie, est l’opprobre précisément des émotions humaines. La machine est devant moi, mes doigts aimantés se dirigent d’eux-mêmes vers le clavier abominé. L’écran rive mes yeux tuberculeux dans un espoir désarçonné. J’appuie court sur le bouton recommandé 'ON' et une illumination de toutes les couleurs parait se décharger dans un flash pour mes yeux ». La Secrétaire s’arrête là. La machine lui dit : « Tu appuies sur ce bouton et tu auras la réponse ! » Ma machine maligne se contente encore en toute simplicité de corriger mes fautes d’orthographe, de calculer une énormité de chiffres absurdes, d’expliquer le dessin et même la peinture, de créer sa propre musique, et demain encore…

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2. La logique des trois états


Mais non, les vieux algorithmes sont donc basés sur la logique des trois états : Du Père, du Fils et du Saint-esprit, un réseau de 256 microprocesseurs Motorola 68000 branchés comme une toile d’araignée, l´aurait-il la déjà trouvé, cette technologie du multi-processing, ce vieux rabbi Löw ? Voilà, regardons au grenier de la Nouvelle-Vieille synagogue, rue de Paris à Prague (dont le miroir devrait se trouver rue de Prague à Paris) et nous voyons que le shem-ham-phoresh y manque vraiment, cette puce en tri state logic qui règne à gauche du tuyau quantique de la machine est ailleurs. Mais où donc ? Déjà au resto pendant le déjeuner, je regardais la statue de Golem et quoi autre, j´ai trouvé bien caché le logo du PHP Bell Laboratories, Unix System V, CPU Motorola 68000 discrètement dissimulé sur une plaque en métal. Maintenant il ne fallait pas tarder de prendre une décision, la machine ne pouvait pas rester au grenier, pas tellement longtemps, les codes et leurs algorithmes s´en échappaient comme de la vapeur et laissaient la rosée naissante tomber du haut noir du firmament. Jamais réflective à la lumière de mon corps d’être, cette machine emprisonne mes pensées, rêves, idées, objet entre tous les objets matérialistes et impérialistes structurés de fers, de plastiques et tuyaux et non pas de tunnels quantiques qui donneraient à sa partie visible de nouvelles qualités de la non-fonction, les parties invisibles n´en seraient pas influencées. Mais nous savons que cette machine emballée dans de la terre cuite ressemble à un corps humain, située dans un restaurant qui porte son nom secret. Chez Golem. Lumières de toutes les couleurs, flash pour les yeux et si tu appuies sur un bouton auras-tu une réponse ? Mais non, la logique trinaire, celle des trois états, on vient de le dire, est le résultat de recherches mathématiques dans un institut dont le chef, un célèbre professeur se retrouva plus tard dans un asile de fous de l’Université Charles IV et un autre professeur le montrait en 1952 ou 53 aux étudiants pendant ses fameuses conférences de jeudi. Alors le rabbi Löw et le professeur Povondra, quelle étrange relation à travers les temps écoulés ! Dehors, sans tarder il fallait monter sur une échelle en fer de la façade, il fallait regarder et fouiller un tas d’argile au grenier de la Nouvelle-Vieille synagogue et constater que le shem-ham-phoresh y manque vraiment, cette puce trinaire qui régnait à gauche du tuyau quantique de la machine, exactement comme sur la réplique au resto. Déjà Chez Golem pendant le dîner, je regardais la statue de Golem et j´ai jamais cessé de fixer le logo sur la plaque dissimulée. Il fallait prendre une décision, la machine ne peut pas rester au grenier, pas longtemps. Et celle au resto, est-ce un clone ? Est-elle la Seule et Véritable du Seigneur, vue par tous les touristes, presque introuvable ? Aujourd’hui, mes doigts magnétisés pour l’éternité tapotent sur ses touches alphabétisées. Ma machine maligne se contente en toute simplicité de corriger mes fautes d’orthographe, de calculer une énormité de chiffres absurdes, d’expliquer le dessin et même la peinture, de créer sa propre musique. Bientôt, j’ai le pressentiment qu’elle va écrire un poème, cerclé d’un papier rouge du meilleur auteur sélectionné : Nous sommes des moutons, et j’ai peur que demain la machine intelligente flairera la fragrance d’une rose, et demain encore elle va nous remplacer.

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3. Réflexion

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De cette machine sans convulsion, sans contorsion, sans crise d’épilepsie, j´en ai assez, oui, j’en ai marre de cette machine sublimement idéalisée, cette machine appelée comburateur ne sert absolument à rien. Dans un roman connu de K. Capek un inventeur a essayé de décomposer la matière avec un grand éclair et tonnerre comme milles orages, cette machine a vraiment fait son travail et ce qui resta, c´était la bonne volonté divine, tout autre se transforma en énergie. Les pensées, rêves, les idées s´en échappaient comme de la vapeur et laissaient la rosée naissante tomber du haut noir du firmament. Jamais réflective à la lumière de mon corps d’être, cette machine emprisonne  mes pensées, rêves, idées, des objets entre tous les objets structurés de fer et plastique, des tuyaux, oui, prononçons ce mot, de tunnels quantiques qui donneraient à la partie visible de cette machine encore de nouvelles qualités de la non-fonction mais les parties invisibles n´en seraient pas influencées. Cette machine emballée de terre cuite ressemble à un corps humain. Elle est située dans un restaurant qui porte son nom secret : Chez Golem. Mais non, basée sur la logique des trois états : du Père, du Fils et du Saint-esprit, comme l´aurait déjà trouvé le rabbi Löw, elle est là, regardons au grenier de la Nouvelle-Vieille synagogue et nous trouverons que le shem-ham-phoresh y manque, cette puce du tri state logic (inventée dans un asile de fous) qui règne à gauche du tuyau quantique de la machine.

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4. Une autre réflexion

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Pendant le déjeuner (Sylvie était à ma gauche) je regardais la statue de Golem devant moi et, quoi autre, j´ai trouvé le logo de l’entreprise sur une plaque métallique discrètement dissimulée. Il fallait prendre une décision, la machine ne peut pas rester au grenier, pas longtemps les codes et leurs algorithmes s´en échappent comme de la vapeur et laissent la rosée naissante tomber du haut du firmament. Jamais réflective à la lumière de mon corps d’être, cette machine emprisonne mes pensées, rêves, idées, objet entre tous les objets structurés de fer, de plastique et tuyaux et non pas de tunnels quantiques qui donneraient à la partie visible de cette machine encore de nouvelles qualités de la non-fonction, les parties invisibles n´en seraient pas influencées. Mais, emballée de terre cuite elle ressemble à un corps. Elle est située dans le restaurant qui porte son nom secret : Chez Golem. Lumières de toutes les couleurs, flash pour les yeux, il fallait prendre une décision, la machine ne peut pas rester au grenier, pas longtemps. Et celle au resto, est-ce un clone ? Est-elle, vue par tous les touristes, presque introuvable ? Et si tout ne serait qu’un petit tour rusé du Créateur Omnipotent. ?

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5. Conclusion

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Aujourd’hui, ma machine maligne se contente seulement encore de corriger mes fautes d’orthographe, de calculer une énormité de chiffres absurdes. Bientôt, j’ai le pressentiment qu’elle va écrire un poème, cerclé d’un papier rouge du meilleur auteur sélectionné. Nous sommes des moutons, et j’ai peur que demain cette machine flairera la fragrance d’une rose, et demain encore elle prendra nos places.
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Comment vas-tu prendre le pas sur le Créateur, à moins que lui même, fatigué de l’humanité, il te prête l’étincelle de la conscience ? Et alors coulera une larme synthétique au coin de ton œil de ferraille. Veuillez nous excuser pour vous avoir soumis ce texte, dont les sources, la nature et la signification dépassent notre perception sensorielle des ondes de gravitons venantes d´un univers tout à coté du nôtre. Et tu deviendras le maître de la terre.

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Ce texte a été écrit en Août 2005 par deux auteurs sur les lieux où cette légende vit encore de nos jours.

© Copyright Sylvie Cador et Ivan Hladky, Paris 2005 - 2006

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6. Liens utiles

http://www.restaurantugolema.cz/index.php?lang=eng

http://www.radio.cz/fr/article/68399 

http://www.mrsci.com/Microprocessors/Motorola_68000.php

22.5.06 19:08, Commenter

GOLEM SOFTWARE

Chez Golem, Le resto

© Copyright Sylvie Cador Paris 2005

2 Commentaires 16.4.06 12:33, Commenter

Une lettre à lui

Mon teint sans tain

Au travers du miroir je garde un espoir : le respect, l’art, la culture et l’amour.

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Au travers du miroir je garde un espoir. Mon reflet et ton reflet se rapprochent pour ne former qu’un seul dessin. Fusain de deux corps en un, filigrane sur une feuille unique de papier. Estompe en ombre chinoise derrière un drap sous la lampe dorée. Enfant, je jouais de mes deux mains pour créer des dessins faisant éclater de rire mes rêves futurs. Aujourd’hui ta main se superpose à la mienne, elles sont transparentes, se confondent en un même destin. Un tiroir s’ouvre sur mes pensées, rempli de lettres d’amour, un parfum s’en échappe, un flacon de chez Worth « JE REVIENS». Mes murs se couvrent petit à petit de tes œuvres, peintures, photos, collages, affiches. Mes étagères se remplissent de tes écrits, doucement tu prends ta place. De ta bibliothèque, tu m’offres pour mon anniversaire un livre précieux, imprimé en 1734 avec une dédicace « Ce livre voyage dans le temps de Rosina Catherina », qui lui appartenait en 1739 ( 272 ans déjà ). J’ai accepté ton présent comme une perle rare, mais ne l’ai pas rangé parmi mes nombreux livres, nouveaux produits. Délicatement je le garde sur un petit meuble dans ma chambre, là où je range les hors du commun. Et aussi, « Chéri » de Colette datant de 1926 offert par ton papa à ta maman, un livre qui a beaucoup voyagé entre le temps et les temps, et toujours une dédicace « Preuve entre le respect, l’art, la culture et l’amour ».

Que pourrais-je dire de plus ?

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 © Copyright Sylvie Cador Paris 2006

1 Commentaire 13.5.06 00:01, Commenter